Un long bip résonne dans ma tête. Celui qui t'annonce que c'est finit. Que la personne qui est en face de toi est partie. Morte à tout jamais. Je te regarde fixement, inlassablement. Je n'arrive pas a détacher mes yeux de ton corps inerte. Je vois les médecins s'activer autour de moi. Ils commencent à tout débrancher tandis que moi je ne bouge pas. Je crois qu'au moment où tu es parti j'ai moi-même cesser de vivre. J'ai dû lâcher ta main. Ils doivent emporter ton corps là-haut. Je n'ose pas bouger.
J'espère que tu ne m'en voudras pas trop. Venir tout les jours à ton chevet espérant qu'un jour je pourrais te revoir sourire, m'engueuler pour un rien, me parler de tout et de rien et toutes ces petites choses que l'on faisait m'épuisait de plus en plus. C'était le genre d'espoir qui te bouffe de l'intérieur parce qu'au fond tu sais très bien que c'était inutile. Je te parlait de tout en attendant le déclic qui n'est jamais venu. J'ai beaucoup pleuré à ton chevet, me disant que je devait être à ta place, que tu ne méritait pas d'être là. Mais rien n'y changeait.
Et puis un jour ils sont venus. Ils m'ont qu'il n'y avait plus d'espoir, qu'on ne pouvait pas te garder. Il fallait que tu partes. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas mais je n'avez pas le choix. Comme ils disaient, "un lit ça coûte cher". Le dernier argument utilisé pour achever de me convaincre de te laisser partir. " Il serait plus heureux s'il partait", " Rendez lui sa liberté" ... J'ai fini par entendre raison, pensant te libérer de tes chaînes . Et j'ai dit oui.
Mais je regrette maintenant. Je m'en veux de t'avoir tuer. De ne pas avoir assez espérer. De ne pas y avoir assez cru. Saches que tu fais et que tu feras toujours parti de mon c½ur. S'il te plaît pardonne moi ...
Je te fais de gros bisous, j'espère que tu les recevras,
Je t'aime fort,
Ta princesse.